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Traitements du futur

[La recherche génétique]

Les bases génétiques de l'obésité

A l'exception de maladies rares (comme celle de Prader-Willi), l'obésité, quelque soit son type, n'a jamais une cause génétique exclusive. En revanche, il y a le plus souvent dans l'apparition de l'obésité mise en jeu d'une interaction entre facteurs liés à l'environnement (au sens large) et des gènes de prédisposition à l'obésité, qui sont transmis de manière héréditaire. Ces facteurs héréditaires sont indéniables comme le montrent les études sur la corpulence identique à ration calorique égale de vrais jumeaux, même élevés séparément. Ils peuvent atteindre des groupes de population comme les indiens Pimas d'Arizona, obèses à 80%.

Si les gènes prédisposant à l'obésité sont fréquents et même prépondérants en Occident, c'est ont été sélectionnés par l'évolution. C'est-à-dire qu'à un moment donné de l'histoire de l'humanité, ils ont apporté à l'espèce humaine un avantage en terme de survie de l'espèce. On peut dater ce phénomène du passage de la chasse ou de la cueillette à l'agriculture et la sédentarisation. Ces dernières ont vu l'apparition de disettes, pendant lesquelles les individus plus aptes à stocker des calories dans l'organisme sous forme de graisse bénéficiaient de meilleures chances de survie. Aujourd'hui cet avantage s'est mué en inconvénient, les disettes ayant migré vers le tiers monde et les occasions de fournir un effort se faisant de plus en plus rares.

Le rôle de la leptine

La leptine est une protéine produite par l'organisme (par le tissu adipeux) qui a fait couler beaucoup d'encre et représente une importante voie de recherche. On sait que cette protéine joue un rôle de signal pour la satiété. Les récepteurs de l'hypothalamus (voir le chapitre généralités, causes de l'obésité) sont sensibles à ce signal, qui traduit le degré de remplissage des cellules graisseuses ou adipocytes. Il existe ainsi chez l'obèse une augmentation du taux de leptine dans le sang. On a pu identifier le gène codant pour (responsable de) sa production, ainsi que celui de son récepteur. Si l'on a pu montré expérimentalement que l'injection de leptine réduisait chez l'animal la prise alimentaire et le poids (dans certaines conditions), on est encore loin d'une application directe en pathologie humaine.

Les voies thérapeutiques

Elles s'orientent selon trois directions :

- Développer des médicaments découlant des mécanismes de l'obésité mis en évidence par la recherche génétique. Il en est ainsi des études qui portent sur la leptine.

- Classer les différentes obésités selon leurs causes, ce qui permet d'agir sur des cibles identifiées. Par exemple on pourrait déterminer chez un sujet ou dans une famille de sujets les gènes qui prédisposent à un mécanisme d'apparition de l'obésité (insuffisance de consommation d'énergie, ou excès de stockage) et un type d'obésité (obésité de type III ou androïde, dont on sait qu'elle est plus grave). L'action serait alors thérapeutique, si l'on trouve le médicament approprié, ou surtout préventive, avec d'autant plus d'efficacité que l'on connaîtra les points précis sur lesquels devra porter la prévention.

- Enfin, se développera la nutrigénétique, ou détermination d'un comportement alimentaire adapté au gènes du patient (sélection des aliments, du cycle des repas et du comportement alimentaire).
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