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Notre sujet de discussion ce mois :
Pensez vous qu\'il est exagéré de parler d\'une \"épidémie d\'obésité\" dans le monde?
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Chirurgie digestive |
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Les principales
techniques
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Il existe de nombreuses techniques chirurgicales
pratiquées à travers le monde depuis plus de 30 ans. Selon les pays et les
habitudes propres à certains chirurgiens, certaines interventions sont réalisées
beaucoup plus fréquemment. Des tendances se font jour, parfois
contradictoires. Ainsi aux Etats-Unis, ce sont encore des interventions
complexes qui prennent le pas, tandis qu'en Europe la chirurgie sous
coelioscopie avec anneaux réglables est devenue une référence depuis quelques
années seulement.
Schématiquement, on distingue deux types
d'interventions : les techniques restrictives et les techniques
malabsorptives. Les premières ne s'adressent qu'à la capacité de
l'estomac, qu'elles visent à restreindre, ce qui limite la satiété par un
mécanisme très simple, mais elles ont l'inconvénient de provoquer des
vomissements et un inconfort alimentaire important à court terme, puis un
certain effet d'habituation et donc des résultats moins intéressants sur le long
terme. C'est en raison de ce dernier inconvénient que les américains, qui ont
une population d'obèses très importante, avec des habitudes alimentaires très
mauvaises, se tournent davantage vers des méthodes plus agressives, qui font
appel au principe de malabsorption. Ce principe repose sur une moindre
absorption des nutriments par le tube digestif, selon divers schémas, avec en
général un élément de court-circuit entre l'estomac et l'intestin grêle. Les
techniques sont plus complexes et les séquelles sont potentiellement plus
lourdes, avec nécessité d'une surveillance médicale assez rapprochée. Mais
l'efficacité à long terme est meilleure sur le contrôle du poids. Nous ne
décrirons ici en détail que les trois techniques les plus fréquentes : l'anneau
modulable, l'agrafage gastrique et le court-circuit
gastrique.
| | | |  | La gastroplastie avec anneau modulable sous coelioscopie |
| Elle
repose sur un principe restrictif simple. Grâce à un anneau placé sur la portion
supérieure de l'estomac, elle crée une très petite poche dans laquelle les
aliments vont obligatoirement passer, en volume très restreint mais suffisant
pour assurer les besoins de l'organisme.
L'absorption de nourriture en quantité excédant la taille de la poche, ou en qualité excédant le diamètre de l'anneau (morceaux non mastiqués) provoque une sensation de blocage et/ou un vomissement. | | |
| On voit sur ce schéma que l'anneau est positionné 2 cm au dessous de l'oesophage. Il comporte deux parties: une enveloppe externe en silicone, et une enveloppe interne qui est gonflable avec du sérum physiologique.
Cette dernière est
reliée, par un cathéter, à un petit boîtier sous-cutané profond (2,5 cm de
diamètre) par lequel on a la possibilité de réinjecter ou d'enlever du
liquide. Il existe actuellement deux modèles d'anneaux disponibles, l'un gonflé avec du sérum et l'autre avec du produit de contraste radiologique, qui varient également par leur forme et leur capacité. Il n'y a pas à l'heure actuelle de preuve démonstrative de la supériorité d'un modèle sur l'autre. |
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On fait ainsi varier la calibre interne de l'anneau
en fonction des besoins: en plus s'il y a des vomissements fréquents et une
perte de poids trop rapide, en moins si l'alimentation reste trop importante et
la perte de poids insuffisante. Le boîtier est installé à gauche de l'ombilic,
contre le plan musculaire, donc suffisamment en profondeur pour ne pas gêner.
Une sensation désagréable à ce niveau est néanmoins possible pendant quelques
semaines, notamment lorsque l'on se penche en avant. A la fin de l'intervention,
le dispositif n'est gonflé qu'à une partie de sa capacité, soit 1 à 2
cm3. Un mois après, si la tolérance est bonne, 1 à 3 autres
cm3 peuvent être insufflés, sous contrôle radiologique, par une
simple ponction du boîtier à l'aiguille fine, ne nécessitant pas
d'anesthésie.
Ce caractère réglable, qui permet en quelque sorte
de programmer une perte de poids "à la carte", est fondamental. Outre cet
avantage, l'intervention peut être pratiquée sous coelioscopie dans la
quasi-totalité des cas.
| | | | |  | La gastroplastie avec agrafage |
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L'opération restrictive
classique, déjà ancienne, est la gastroplastie verticale calibrée. Elle se
pratique presque toujours par laparotomie, c'est-à-dire ouverture de l'abdomen
du sternum à l'ombilic. Le principe est le même (création d'une petite poche
gastrique supérieure) mais on utilise un petit anneau de silicone et des
agrafes. Cette intervention est encore très pratiquée dans le monde, mais
avec le recul elle n'échappe pas à plusieurs inconvénients, dont la persistance
d'un inconfort alimentaire peu réversible dans la mesure où l'on ne dispose
d'aucune possibilité de réglage.
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| | |  | Les court-circuits digestifs |
| Les
court-circuits gastriques, sont en général plus complexes. Ils font intervenir
une anastomose (suture) entre l'estomac et l'intestin grêle: ce sont les
opérations dites de bypass, ou court-circuit digestif.
Très pratiquées aux Etats-Unis, car donnant chez des patients davantage obèses qu'en Europe de meilleurs résultats à long terme, elles sont jugées le plus souvent agressives en Europe, surtout du fait de carences potentielles et d'une non-reversibilité. | | |
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