>> Le suivi général Hormis les contraintes diététiques, l'opéré mène une vie professionnelle, familiale et même sportive strictement normale. L'opération est conçue pour être réversible. Le matériel prothétique peut toujours être enlevé, par une intervention similaire, c'est-à-dire à nouveau par coelioscopie le cas échéant. Ce n'est toutefois pas une option souhaitable et elle n'est que rarement demandée. En cas d'insatisfaction, l'anneau modulable offre l'avantage d'une dégonflage total possible. Une reprise de poids est également possible à long terme en cas de prise fréquente de boissons ou aliments sucrés. La tendance au grignotage est un écueil classique, qu'il vaut mieux combattre dès avant l'intervention, en se 'désintoxicant' des sucres. Il existe des associations de bénévoles qui aident les patients, avant et après leur intervention, et qui sont également des lieux de rencontre. Il existe également de la part de l'opéré un devoir de suivi. Ce mot peut surprendre. On doit en effet prendre en compte une obligation minimale de suivi, ce qui n'est pas une surveillance constante. Le médecin traitant joue un rôle important, et l'équipe médicale hospitalière (chirurgien, endocrinologue, psychiatre) souhaite être informée de l'état de santé et du poids de l'opéré au moins annuellement, idéalement par une visite, sinon par un courrier ou un appel téléphonique. D'autre part, les résultats obtenus doivent être analysés rigoureusement, pour présenter des données objectives avec le minimum d'opérés 'perdus de vue'. C'est un impératif vis à vis de la communauté médicale et des patients. >> Les consignes Voici un exemple des consignes distribuées à un patient opéré par anneau modulable sous coelioscopie :
Vous venez d'être opéré d'une gastroplastie avec anneau modulable sous coelioscopie. Le premier gonflage de votre anneau aura lieu après le premier mois post-opératoire, la décision étant prise lors de la première visite auprès du chirurgien, en fonction de votre poids et de vos capacités alimentaires.
Voici ensuite quelques consignes en cas de problèmes dans les semaines, mois ou années suivant l'opération: | - | Comme il vous a été expliqué, la survenue d'un problème technique sur votre anneau est toujours possible, comme le glissement de l'estomac en amont de l'anneau (risque évalué à 6%). Dans la très grande majorité des cas, ces problèmes ne surviennent qu'à partir du sixième mois post-opératoire. Ils se traduisent par des vomissements trop fréquents, voire une intolérance complète aux solides et aux liquides. Il faut alors impérativement reprendre contact avec l'équipe soignante (chirurgien ou radiologue) pour procéder à un dégonflage de votre anneau, ce qui permet le plus souvent d'éviter une intervention en urgence. | | - | Les douleurs précoces qui siègent à gauche sous les côtes sont liées en général au boîtier sous-cutané. Elles sont soulagées facilement par les médicaments calmant la douleur ou les anti-inflammatoires tels que ceux qui vous été prescris après l'intervention. | | - | Les simples brûlures gastriques ou les régurgitations nocturnes de salive sont fréquentes et traduisent en général un anneau trop serré, surtout si la perte de poids est trop importante pendant la même période. Il faut donc dans ces cas se faire prescrire des médicaments calmants l'acidité gastrique et programmer un dégonflage sans urgence. | >>
Le suivi de la femme
enceinte En cas de grossesse, l'anneau modulable ne pose pas
de problème particulier en principe. L'obstétricien doit avoir des informations
sur l'intervention, en particulier sur le fait que cet anneau est éventuellement
dégonflable, ce qui peut être nécessaire dans les premiers mois ou en toute fin
de grossesse, lorsque le bébé devient volumineux.
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