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Stratégie thérapeutique chez un obèse


Il n'y a pas de stratégie thérapeutique chez l'obèse sans une évaluation préalable de chaque cas. Davantage que pour beaucoup d'autres pathologies, on doit faire ici du "sur-mesure", même si l'on peut tracer des grandes lignes dans les options de traitement.

>> La première étape de la prise en charge est donc une évaluation aussi rigoureuse que possible des antécédents (maladies, interventions chirurgicales), des traitements déjà suivis, des habitudes alimentaires (par le biais de l'enquête alimentaire), du comportement et du profil psychologiques, des aptitudes sportives et de loisir, de l'environnement familial et professionnel.
On élabore ensuite une stratégie adaptée à chaque cas.
Ce qu'il faut bien faire comprendre dès le début, c'est que toute prise en charge de l'obésité ne peut s'envisager que sur la durée. C'est une notion parfois difficile à faire accepter à des patients qui vivent dans leur demande une sorte "d'urgence thérapeutique", mais c'est la seule garante d'une efficacité optimale sur le long terme. Le programme thérapeutique peut ensuite se concevoir sous forme d'un parcours par étapes graduées, selon la gravité du cas et la réponse que l'on a obtenue aux précédents traitements.

>> En premier lieu, il faut fixer d'un commun accord entre le patient et son médecin un objectif de perte pondérale raisonnable et proportionnée au sujet, c'est-à-dire réaliste.
Il y a là malheureusement une contradiction fréquente entre l'attente d'un patient qui désirerait perdre " tout le poids qu'il a en trop ", de la manière la plus rapide possible, et un médecin avisé qui sait par son expérience et les données de la littérature médicale que fixer des objectif irréalistes ne marche pas. Par contre, il est certain qu'une perte de poids durable de 10% est à même d'améliorer très significativement les complications ou maladies liées à l'obésité, comme le diabète, l'hypertension etc.

>> La deuxième arme thérapeutique est l'arsenal médicamenteux.

Il est très divers et comporte deux grandes familles de produits : ceux qui traitent les complications de l'obésité, et ceux qui s'adressent aux mécanismes mêmes de l'obésité. Les premiers sont par exemple les anti-diabétiques, ou les anti-cholestérol. Les seconds vont des classiques coupe-faim à ceux qui modifient l'absorption des graisses.

>> Enfin, la chirurgie, par le biais des gastroplasties, est réservé aux échecs des traitements classiques et aux cas d'obésité très sévère (dites morbides, c'est-à-dire de plus de 40 kg/m2, ou de plus de 35 kg/m2 avec complications médicales).
Le ballon intra-gastrique est une alternative plus souple et moins traumatisante que la chirurgie, mais dont les objectifs sont plus modestes en terme de perte de poids. Il faut mentionner ici les possibilités de la chirurgie plastique et reconstructrice, qui fait l'objet d'un chapitre spécial.

>> Quelque soit le traitement envisagé, il n'a de sens que si le suivi nutritionnel et médical est correct.

Aucun traitement, aucun médicament à venir (fût-il annoncé comme le nouveau "remède miracle"), ne peut remplacer cette partie, dont l'absence est presque toujours synonyme d'échec

>> Enfin il faut faire une place au traitement préventif, dont la plus grande part incombe ou devrait incomber aux pouvoirs publics.
Bien qu'il soit malheureusement souvent négligé, c'est certainement une des voies les plus prometteuses dans l'avenir. Il fera l'objet d'un chapitre spécial.
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