Il faut avoir une conscience claire des risques encourus dans les interventions de chirurgie bariatrique. D'une part ils sont un des éléments importants de la prise de décision, s'agissant d'une chirurgie qui ne revêt aucun caractère obligatoire. D'autre part le chirurgien doit à son patient une information aussi claire et détaillée que possible sur ces risques. >>
Les risques immédiats (pendant l'hospitalisation) Ceux du geste opératoire lui-même n'ont rien de spécifique. Ce sont les dangers d'une intervention portant sur l'abdomen avec anesthésie générale: phlébite, embolie pulmonaire, hémorragie interne, hématome, perforation de l'estomac et abcès. Ces risques sont faibles, de l'ordre de 2 à 5%. Le risque de décès est de l'ordre de 1 pour mille. >>
Les risques à moyen et long terme Ils sont liés en général au matériel implanté. Comme pour toute prothèse, il y a une possibilité de dysfonctionnement, et donc de ré-intervention. | - | Gastroplastie avec anneau réglable : Le risque d'érosion de l'estomac par l'anneau est inférieur à 1%, il impose l'ablation de l'anneau. Le risque de glissement de l'estomac en amont de l'anneau est le plus fréquent (5%), survenant de 6 à 24 mois après l'intervention. Il nécessite toujours un dégonflage rapide car les symptômes sont une intolérance aux aliments solides et liquides, avec parfois des douleurs. Eventuellement, il peut imposer une ré-intervention pour re-fixer l'anneau, possible par voie coelioscopique. | | - | Gastroplastie par agrafage : La rupture (par usure) des agrafes (ou de l'anneau) entraînant une reprise de poids est une complication fréquente (10 à 50%). Au contraire, il peut y avoir sténose de l'anneau entraînant une perte de poids excessive... Au total, et si l'on tient compte du risque très fréquent d'éventration de la cicatrice, la probabilité de ré-intervention après ce type de gastroplastie, et donc d'un cumul de risques, est de l'ordre de 50%. | | - | Quelle que soit l'intervention, à plus long terme, on doit savoir que l'amaigrissement n'est pas homogène. Il y a donc une probabilité de disgrâce esthétique au niveau des plis (abdomen surtout, mais aussi cuisses, bras, seins...), ce qui peut faire l'objet d'une chirurgie plastique de correction, un à deux ans après la gastroplastie (voir le chapitre spécial). | |