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Régimes hypocaloriques hyperprotéinés


A l'inverse de la plupart des régimes, la cure protéinée est supposée préserver la masse musculaire tout en permettant une perte de poids appréciable et une fonte rapide du tissu adipeux, sans sensation de faim ni de fatigue.


La connaissance des processus biochimiques et physiologiques, mais aussi des principes diététiques (diminution des apports en glucides et lipides, et couverture des besoins en protéines de bonne qualité nutritionnelle) sont la clé de son efficacité. Son inefficacité relative est plutôt à rechercher chez certains patients dans la difficulté à maintenir un tel déséquilibre dans les apports sur le long terme, et surtout à gérer le passage de cette forme de diète aux habitudes 'normales'.

>> Les contre indications

- insuffisance rénale grave
- insuffisance hépatique grave
- insuffisance cardiaque, accidents cardiaques et cérébro-vasculaires récents en raison de l'interaction des protéines avec le sodium
- pendant la grossesse ou l'allaitement car l'organisme de la femme nécessite alors un équilibre alimentaire adapté à ces deux états physiologiques
- dépression, troubles psychiatriques sévères
- hypokaliémie (baisse du taux de potassium dans le sang)

On confirmera le cas échéant par un électrocardiogramme, un bilan biologique et éventuellement un bilan thyroïdien. Si le patient suit un traitement avec des antibiotiques il vaut mieux attendre la fin du traitement. Les spécialités diurétiques, les hypotenseurs, la colchicine sont contre-indiqués.

>> Les effets secondaires

- l'hypotension orthostatique est corrigée par un apport en sodium
- la diarrhée est très rare mais le cas échéant elle doit être stoppée
- la constipation doit plutôt être interprétée comme une diminution du bol alimentaire. Les fibres des légumes autorisés et l'absorption de 1,5 l d'eau par jour peuvent suffire à régulariser le transit. Eventuellement donner une tisane laxative
- La mauvaise haleine peut être due à l'évacuation des corps cétoniques par voie pulmonaire, et s'atténue en prenant des comprimés à la chlorophylle sans sucre
- Les crampes nocturnes et la faiblesse musculaire doivent être prévenues par la prescription de calcium et de potassium
- Les menstruations peuvent être perturbées du fait de la partielle synthèse des œstrogènes par les adipocytes, et du changement du climat hormonal, mais cela est rare et sans gravité
- L'augmentation du taux d'acide urique est régulée en buvant abondamment
- La perte de cheveux est éventuellement corrigée par une supplémentation en zin

>> Présentation du protocole


Quelque soit l'importance de la surcharge pondérale, le protocole mis en œuvre comportera invariablement 3 phases :
- La phase d'amincissement afin d'obtenir une perte de poids proche ou égal au poids idéal. Cette phase est caractérisée par la prise de produits hyperprotéinés.
- La phase de transition est mise en place dès l'obtention de résultats en accord avec le poids idéal. Elle est caractérisée par la réintroduction progressive d'une alimentation normale et la suppression des produits hyperprotéinés
- La phase de maintien avec des règles d'hygiène alimentaire pour ne pas reprendre de poids.

Le suivi médical est un élément clé de la réussite. Le démarrage de la phase d'amincissement nécessite un interrogatoire portant sur les antécédents médicaux et familiaux : maladies (organiques, fonctionnelles, boulimie, anorexie), habitudes alimentaires, habitudes de vie, activité physique, date d'apparition de la surcharge pondérale, poids avant les grossesses, motivation pour le régime et antécédents familiaux (obésité, dysmétabolismes).
De plus, un examen médical est indispensable pour une sécurité d'emploi optimale : recherche du type d'obésité (androïde ou gynoïde), recherche des éventuelles contre-indications, pesée, mesure de la taille, prise de la tension artérielle et bilan biologique.

>> La phase d'amincissement

La phase d'amincissement, ou phase de cétose, comporte 2 étapes adaptées à l'importance de la surcharge pondérale :

- La diète protéinée stricte
- La diète protéinée mitigée

>> Les caractéristiques de la diète protéinée stricte :

La diète protéinée stricte se caractérise par une alimentation principalement basée sur la prise de produits hyperprotidiques, à raison de 4 à 6 sachets par jour, et de légumes crus ou cuits sans matière grasse. La consommation des légumes constitue un apport non négligeable en fibres, vitamines et minéraux.

>> Les caractéristiques de la diète protéinée mitigée :


La diète protéinée mitigée se distingue de la cure stricte par la présence de viandes et de poissons maigres au repas de midi ou du soir et d'un produit laitier par jour. D'autre part, le nombre de sachets protéinés est désormais de 3 à 4 par jour.

>> Les règles pour optimiser l'efficacité de la cure et éviter les effets indésirables :

- aucun écart ne doit être toléré au cours du régime
- boire suffisamment d'eau, à savoir 1,5 litre d'eau par jour
- supplémenter en vitamines A, C et groupe B
- supplémenter en minéraux : calcium, potassium, fer, sodium, magnésium
- ne pas consommer de sucre ou dérivé (l'édulcorant type Aspartame est autorisé)
- consommer les légumes à volonté au repas du midi et du soir
- proscrire les graisses animales (beurre, crème fraîche, saindoux) et végétales (huile et beurre). On peut introduire 1 à 2 cuillères à café d'huile première pression à froid, olive ou colza, par jour
- penser à bien saler l'alimentation
- ne pas consommer d'alcool

>> Les résultats :

En respectant des règles diététiques simples et en couvrant les besoins en protéines, les résultats obtenus sont rapides en général, sans que cela préjuge de leur caractère durable. On observe généralement un amincissement plus rapide chez l'homme que chez la femme. Il peut y avoir une rétention d'eau lors de la période précédent les règles, expliquant que la perte de poids est parfois masquée temporairement. On remarque également que la perte de poids n'est pas régulière ; les résultats moyens en terme de réduction pondérale sont :

- diète protéinée stricte : 8 à 10 kg par mois
- diète protéinée mitigée : 5 à 8 kg par mois.

>> La phase de transition

La phase de transition correspond à la réintroduction progressive d'une alimentation normale, notamment des glucides et des lipides, tout en se préservant des excès. Le rééquilibrage alimentaire doit être mené de manière cohérente en fonction de chaque patient. Les indications suivantes constituent une des approches possible, elles restent à l'appréciation du thérapeute.

On diminue le nombre de sachets et on réintroduit progressivement les aliments jusqu'ici interdits :
- 1ère semaine : le pain, choisir de préférence du pain complet ou aux céréales (l'index glycémique est plus bas), à consommer au déjeuner
- 2ème semaine : au déjeuner, féculents (pâtes, riz, semoules…) ou légumes secs (pois chiches, lentilles…) deux fois par semaine, et à raison de 100 g cuits à la place du pain
- 3ème semaine : au déjeuner, un fruit à 16h

>> La phase de maintien

Elle correspond à une alimentation normale avec quelques règles de diététiques simples à respecter. Se référer au chapitre sur la diéte équilibrée.

>> Les règles de la phase de maintien :

- Les légumes : ils peuvent être consommés crus (salade, crudités) ou cuits, à volonté au cours des repas
- Boire 1,5 litre d'eau par jour de préférence en dehors des repas. Préférer les boissons non sucrées : eaux minérales, tisanes, thé et café légers, bouillons et jus de légumes
- Eviter les sucres rapides tels que : le sucre, le miel, la confiture, les sirops, les glaces, les pâtisseries, les caramels, les limonades, les sodas…
- Préférer les glucides à index glycémique bas : pâtes, riz, semoule, légumes secs, céréales, pain, pommes de terre, maïs, petits pois, fruits frais…Consommer plutôt les sucres lents sous forme de céréales complètes (pain complet, pâtes complètes, riz complet…)
- Eviter les mauvais lipides : charcuteries, gibiers faisandés, fromages très gras, viandes très grasses (porc, agneau…), sauces, graisses animales (beurre, saindoux, graisse d'oie…)
- Préférer les bons lipides : huiles végétales première pression à froid, poissons, fromages frais (yaourt, fromage blanc…) et fromages de 25 à 45 % de MG, margarines végétales
- Privilégier les protéines végétales. En effet, celles-ci, à l'inverse des protéines animales, ne sont pas liées aux graisses et renferment beaucoup de fibres qui, outre leur rôle bénéfique sur le transit intestinal, diminuent l'index glycémique et calment la faim
- Eviter d'associer les sucres et les graisses au cours d'un même repas
- Ne pas grignoter en dehors des repas
- Ne pas sauter de repas
- A défaut de produits frais, préférer les surgelés aux conserves
- Pour préserver les vitamines et les minéraux des aliments, favoriser la cuisson à l'étouffée, à la vapeur ou en papillote et les cuissons sans matières grasses d'ajout. Le beurre ne doit pas être consommé cuit
- Les écarts : des écarts sont permis lors de sorties ou d'invitations mais ils doivent rester ponctuels (1 fois / semaine) et doivent être rattrapés en revenant à une journée de diète protéinée mitigée dès le lendemain afin de ne pas reprendre de poids et ne pas stocker les graisses

>> Le suivi pondéral :

Durant la phase de maintien, le suivi pondéral doit être régulier. En effet, durant cette période, la reprise de poids est extrêmement aisée et sensible au moindre écart. Il convient alors de surveiller la stabilité pondérale et de ne pas tolérer d'écarts supérieurs à 2 kg. En règle générale, le suivi doit être hebdomadaire. Pour les reprises faibles à modérées (2 à 5 kg), il faut alors reprendre une diète protéinée mitigée durant une à trois semaines en suivant toutes les étapes postérieures. Dans le cas de reprise importante (5 à 10 kg), une reprise totale de la cure devra être envisagée en commençant si possible par quelques semaines de la diète protéinée stricte.


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