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CONTROVERSE: LES
DIETETIQUES DISSOCIEES TYPE ATKINS: QUEL EFFET REEL? Les
régimes dont le principe repose sur le déséquilibre alimentaire ont souvent
connu le succès médiatique, une catégorie d'aliments étant privilégiée ou
écartée selon sa teneur en protéines, glucides ou lipides. Lorsqu'ils sont
soumis à une critique scientifique, rares sont les confirmations de leurs effets
supposés spectaculaires. Il en est ainsi du fameux régime riche en
graisses ou Atkins (en France "méthode Montignac"). Pour la première fois, une
équipe américaine a entrepris une étude contrôlée
et randomisée comparant les deux types de diète* (pendant
un an, avec plusieurs centres): d'un côté le régime "équilibré" qui
recueille le consensus des sociétés savantes (pauvres en graisses,
riche en protéines et sucres lents), de l'autre le régime "déséquilibré"
(riche en matières grasses et protéines, pauvre en sucres). Afin de reproduire
les habitudes de la majorité des sujets essayant un
régime, les contacts avec les professionnels (rendez-vous) étaient minimaux...
Les résultats ont été exprimés en perte
de poids corporel (en pourcentage) et ils sont nets: il existe une
différence en faveur du régime déséquilibré à 6 mois - 6,8% versus 2,7% -, mais
cette différence n'existe plus de manière significative au plan statistique au
bout d'un an - 4,4% versus 2,5%. Ces données suggèrent que l'adhésion à
un régime dissocié riche en lipides s'épuise avec le temps. Les résultats à 6
mois de ce régime sont d'ailleurs comparables à ceux obtenus par les traitements
comportementaux et les médicaments. On ne comprend pas vraiment le pourquoi de
la différence de résultats entre les régimes à court terme, le plus probable
étant le rôle joué par la monotonie des repas... Des facteurs
neuro-hormonaux régulateurs de l'appétit sont aussi en hypothèse.
Des analyses ont montré des résultats
surprenants concernant les graisses sanguines: le HDL-cholestérol (ou "bon
cholestérol") était augmenté et les triglycérides abaissés chez les sujets en
régime dissocié, ce qui pourrait indiquer une meilleure protection envers le
risque de maladies cardiaque (coronaropathies). Des résultats qui nécessiteront
confirmation par des études plus larges et plus longues...
*A randomized trial of a
low-carbohydrate diet for obesity. GD Foster et col. The New England Journal of
Medicine,2003;348: 2082-90.
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