Peut-on nier "l'épidémie d'obésité" et ses
conséquences ? (2/3) Nous examinons
maintenant le détail des arguments de ceux qui nient 'l'épidémie
d'obésité': 1. La réalité du phénomène « obésité-épidémie » est discutable, de même que son ampleur : Pour Campos et al (cité précédemment), on assisterait à un simple déplacement de la courbe de répartition pondérale vers la gauche, se traduisant par une médiane et une moyenne arithmétique plus élevée, mais avec une valeur quasi-identique de la valeur la plus fréquente (mode): Tandis qu’il existe un gain de poids significatif chez les sujets les plus obèses, la grand majorité des personnes des catégories « en surpoids » et « obèses » ont à présent des niveaux de poids à peine supérieur à ceux d'il y a une génération. En d’autres mots, on assiste à de subtils changements plutôt qu’à une épidémie alarmante. 2. La gravité de « l’épidémie » et de ses conséquences est exagérée : La présence de maladies associées est surestimée, de même que la surmortalité liée à l’obésité. D’autre part, il pourrait exister un facteur explicatif commun à ce qui est présenté à tort comme une conséquence de l’obésité – hyperinsulinisme, élévation des graisses circulantes): Il est tout à fait possible, et même probable, qu’un excès de graisses corporelles soient simplement l’expression d’un processus métabolique sous-jacent plutôt que la source de ces pathologies.
3. Les effets bénéfiques de la perte de poids sont contestables : Il se peut même que ses effets soient délétères. De plus, de nombreuses études randomisées et en double aveugle ont montré que les patients obèses étaient protégés de la mort et des maladies cardiaques par l’action de baisser les lipides sanguins et les médicaments anti-hypertenseurs, sans même perdre du poids en quelque quantité que ce soit...
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