Obésité ''volontaire'' en Mauritanie |

Le cas atypique de "l'obésité volontaire" en Mauritanie
Il est commun de constater que partout dans le monde le modèle occidental de la femme mince s'impose, au détriment de celui de la femme "bien en chair" qui était classique dans beaucoup de pays en voie de développement, idéal à la fois esthétique et de position sociale (symbole de richesse). Cela pourrait être plus lent et incertain que décrit souvent, comme le montre l'exemple de la Mauritanie, relaté récemment par le quotidien américain New York Times.
Le gouvernement mauritanien rapportait en 2001, à partir d'une étude portant sur 68000 femmes de 15 à 49 ans, que 25% d'entre elles avaient été délibérément "trop nourries". Toutefois 70 % (et même davantage chez les adolescentes) trouvaient cela normal ! L'idéal de beauté féminine de ce pays, célébré dans une littérature séculaire, décrit des femmes engoncées dans le gras, se déplaçant très lentement, incapables de monter à dos de chameau sans l'aide d'un homme... Les petites filles et les adolescentes sont ainsi soumises à une diététique hypercalorique à base de lait de chameau ou de vache, jusqu'à 23 litres par jour. L'International Obesity Task Force (basée à Londres) estimait que 40 % des femmes de ce pays étaient en surpoids, le plus fort pourcentage dans la région.
Cette obésité "volontaire" s'inscrit en contrepoint de l'alarme déclanchée partout ailleurs dans les pays en voie de développement, où au contraire la santé publique insiste sur son caractère néfaste. Une des conséquences majeurs de ce développement "épidémique" est la vulnérabilité de certaine populations (par exemple est-asiatiques, indiennes...) aux maladies associées à l'obésité. On a ainsi montré la forte prévalence du diabète dans ces populations et ce pour des index d'obésité (IMC) moindre que dans les pays occidentaux.
>> Nous reviendrons sur cet aspect inquiétant prochainement... |

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