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Lorsque l'on parle de traitement de l'obésité, il
est très important d'annoncer quels sont les critères de jugement de son
efficacité. Il faut absolument se déprendre du critère numéro un habituel qui
est l'efficacité à court terme. On ne peut parler et on ne doit parler
d'efficacité que sur le long terme. C'est sur ce point qu'ont lieu souvent des
débats passionnés entre spécialistes. On peut schématiquement classer les
traitements de l'obésité en trois catégories, en allant du plus simple au plus
compliqué (ou au plus agressif) :
les traitements diététiques et
"d'accompagnement", les traitements médicamenteux, et enfin les
traitements instrumentaux (essentiellement la chirurgie).
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Les traitements diététiques et d'accompagnement: Ce sont
bien sûr les plus classiques, les plus éprouvés, et ceux qui font l'objet d'un
large accord au plan scientifique. S'il ne fait aucun doute qu'ils doivent être
entrepris en première intention, on sait qu'ils touchent certaines limites chez
des sujets qui ont un long passé d'obésité, et qui ont essayé de multiples
variantes de ces traitements. Les régimes classiques, ou ceux qui le sont moins,
se déclinent selon de très nombreux protocoles, certains n'étant pas très
sérieux. Beaucoup valent aussi ou surtout par l'accompagnement et
l'environnement qui sont proposés. Ceux-ci offrent un soutien psychologique
appréciable, mais jouent également par un certain effet lié à la contrainte,
comme dans les centres de cure médicalisés.
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Les traitements médicamenteux : On doit bien distinguer
deux types de traitement médical.
- Les premiers s'adressent aux complications de
l'obésité, et traitent par exemple le diabète, l'hypercholestérolémie, la
goutte, etc.
- Les seconds sont les médicaments de l'obésité
proprement dite. Certains ont été abandonnés, d'autres sont très récents ou en
voie d'expérimentation.
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Les traitements instrumentaux : Il s'agit
principalement de la chirurgie, qui affecte la partie haute du tube digestif
(estomac, et éventuellement intestin grêle) et qui ne s'adresse qu'à la
population limitée des obèses morbides (plus de 40 kg/m2). Il existe
une variante plus légère, le ballon intra-gastrique, qui n'est pas encore
validée.
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