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Lutte contre l'obésité : se méfier des solutions faciles


Faire diminuer l'incidence de l'obésité et du surpoids ne prête plus à discussion dans les pays développés.


C'est un objectif partagés par les responsables de santé publique comme par les medias. Parmi les moyens régulièrement avancés, la taxation des produits sucrés ou de la 'junk food' ou la réglementation de la publicité pour ces mêmes produits. L'application sans discernement de telles mesures peut cependant ne pas résoudre grand chose!


1. La taxation de la junkfood : Il est tentant de jouer sur le lien économique simple qui lie la consommation de ces produits à leur prix. De fait, surtaxer la junk food pourrait réorienter les ménages vers des aliments de meilleure valeur nutritionnelle et rendus plus attractifs parce que devenus moins onéreux. Or des études plus précises ont montré que la consommation des foyers comportant des personnes obèses n'était pas focalisée sur la junk food, mais sur d'autres produits: alcool, viande et charcuterie, produits laitiers et protéines (notamment panées). Pour l'économiste F Etilé (auteur d'une tribune dans Le Monde du 9/10/2007): Etant donné le prix élevé des fruits et légumes et leur faible densité énergétique, il est illusoire d'espérer que la salade remplacera les pâtes au beurre. Ainsi, une taxe sur les aliments denses en énergie s'avérerait inéquitable, en ignorant les contraintes socioéconomiques pesant sur les plus démunis.


2. La réglementation de la publicité : Les programmes destinés aux enfants et aux adolescents (sur la TV le matin par exemple) comportent des coupures publicitaires spécifiquement ciblés sur les produits hypercaloriques. Les fabriquants de ces marques sont actuellement pointés du doigt et ont même pris des engagements de 'modération', ou bien actuellement assortissent leur message d'une recommandation en faveur de la consommation de fruits et légumes, et de l'exercice physique. Or des études, notamments canadiennes et britanniques, ont montré de manière inattendu que le bannissement (temporaire) de ces 'mauvais' messages publicitaires n'avaient pas ou peu d'impact sur la consommation de ces produits.

>> En conclusion, on ne peut qu'approuver les restrictions et mesures générales de santé publique en faveur d'une alimentation saine, même s'il est difficile d'en apprécier exactement l'impact... Mais il serait illusoire de penser que le chemin vers moins d'obésité s'arrêtera là !
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