PEUT-ON NIER 'L'EPIDEMIE D'OBESITE' ET SES CONSEQUENCES? (4) 2.La gravité médicale de l’obésité :C’est faire un mauvais procès aux épidémiologistes que de prétendre qu’ils assimilent facteur de risque et facteur de causalité. Au contraire, ils insistent sur le fait qu’on ne peut déduire une conduite préventive ou thérapeutique de l’association d’une pathologie à un facteur de risque que sous certaines condition, dont la mise en oeuvre d’études contrôlées et randomisées. Par ailleurs les éléments contradictoires sont répertoriés et ne brouillent pas le message de santé publique. Davantage que le poids ou l’index de masse corporelle, il faut prendre en compte la répartition de la masse grasse, par exemple par le tour de taille (et son rapport au tour de taille, « waist-hip ratio ») qui exprime mieux l’obésité viscérale. Il faut aussi calculer le temps d’exposition à l’obésité. L’augmentation du risque relatif et de la
mortalité a enfin été montrée (étude norvégienne). 3.Les effets bénéfiques de la perte de poids :Les facteurs discordants sont en fait bien connus et n’altèrent pas les
constations. En particulier la perte de poids en tant que facteur de mortalité
doit être relié à d’autres éléments, le plus souvent absents des études citées
par Campos et al (maladies intercurrentes, tabagisme). Concluons que si l'on doit respecter les personnes obèses et ne pas se méprendre dans l'interprétation de la littérature médicale, ce n'est pas une raison pour nier que l'obésité soit un réel problème de santé publique!
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