Il existe des risques de rejet du matériel implanté lors d'une chirurgie digestive de l'obésité. Il n'y a pas de phénomène de rejet lié à une intolérance particulière du matériel implanté , bien qu'il s'agisse d'une prothèse incluant une matière plastique, qui peut être du silicone. Les risques de l'intervention liés à l'implantation de matériel étranger sont cependant bien réels : érosion de l'estomac ou déplacement de la prothèse (dans le cas de l'anneau gastrique modulable) par rapport au corps de l'estomac entraînant un glissement. | | |
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La chirurgie digestive de l'obésité moderne se pratique toujours
par coelioscopie.
Bien qu'en théorie toutes les
interventions puissent se pratiquer par cette voie d'abord, dite mini-invasive
parce qu'elle n'impose pas de grandes cicatrices et que ses suites sont allégées
par rapport à une laparotomie (ouverture de l'abdomen), seule la gastroplastie
avec anneau modulable est pratiquée très régulièrement par cette
méthode.
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On ne peut pas avoir de bébés après la
chirurgie.
La gastroplastie, ou toute chirurgie de
l'obésité, ne contre-indique pas une grossesse, et dans l'immense majorité des
cas, celle-ci se déroulera sans aucun incident particulier. Une surveillance du
déroulement de la grossesse est cependant indispensable, le médecin obstétricien
devant avoir les informations qui concerne la chirurgie
préalable.
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Les activités sportives sont très
limitées après une chirurgie.
Il n'y a aucune contre-indication au sport après
la chirurgie, une fois passée la période de convalescence. La phase
d'amaigrissement rapide peut cependant diminuer la forme physique, et dans le
cas de l'anneau modulable, la présence du boîtier sous-cutané peut être une gêne
transitoire lors de certains mouvements. | | |
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Il y a des problèmes esthétiques après la
chirurgie.
La chirurgie de l'obésité entraîne souvent des
pertes de poids très importantes, avec pour résultat une fonte graisseuse et la
présence de plis cutanés majeurs, surtout au niveau de l'abdomen, des cuisses,
des bras et des seins. Ces anomalies peuvent faire l'objet d'une correction par
un chirurgien plasticien.
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L'opération présente des risques opératoires immédiats.
Il existe toujours des risques, pour deux raisons : - La gastroplastie s'adresse à une population de sujets 'à risques' car elle est plus fragile. - Toute opération sous anesthésie générale comporte des risques. Cet élément est donc déterminant dans le choix d'un patient qui souhaite une chirurgie. | | |
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Un patient opéré doit être sous surveillance médicale de longue
durée.
La chirurgie de l'obésité morbide entraîne une
surveillance médicale au long cours. Il y a donc de la part du patient une
obligation à se soumettre à des visites régulières, et éventuellement des
examens radiologiques ou biologiques.
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On peut reprendre du poids malgré une chirurgie de l'obésité.
La possibilité d'une reprise de poids après la
chirurgie est toujours possible, et ceci pour trois raisons :
| 1. |
Un échec technique :
une détérioration ou une défaillance du matériel implanté, une
complication médicale du montage chirurgical réalisé qui obligerait à un
retrait de la prothèse. |
| 2. |
Des erreurs
diététiques : les opérations les plus courantes (restrictives) n'empêchent
pas les erreurs de régime, en particulier la consommation répétée (le
grignotage) d'aliments sucrés ou salées très énergétiques. |
| 3. |
Une reprise spontanée
à long terme du poids est pratiquement constante dans toutes les études
ayant porté sur divers types de chirurgie au delà de 5 ans. C'est le rôle
de l'accompagnement médical que de limiter au maximum cette reprise de
poids. | | | |
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Il y a un âge limite pour la
chirurgie.
La chirurgie bariatrique n'est en principe pas
indiqué chez les mineurs, ni chez les sujets âgés de plus de 60
ans.
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La
chirurgie digestive de l'obésité ne concerne que l'estomac.
Si en France la très grande
majorité des interventions porte sur l'estomac (ce sont les gastroplasties), à
l'étranger, aux Etats-Unis surtout, les opérations concernent à la fois
l'estomac et l'intestin grêle, en créant des court-circuits
digestifs.
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L'estomac d'un obèse est plus gros que la
normale.
Il n'y a pas de corrélation entre la taille de
l'estomac et le surpoids.
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La chirurgie de l'obésité dispense de toute surveillance
diététique.
Aucun type d'intervention ne peut se
prévaloir de résultats définitifs, et de plus des erreurs diététiques nombreuses
peuvent être faites par un patient qui ne souscrit pas à des règles d'hygiène
alimentaires saines.
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Les régimes hypocaloriques peuvent entraîner des carences
alimentaires.
S'ils sont déséquilibrés, trop intensifs ou
trop rapides, certains régimes peuvent s'accompagner de carences, en protéine ou
certains oligo-éléments par exemple.
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La chirurgie de l'obésité n'entraîne jamais de carences
alimentaires.
Certaines interventions avec court-circuit
nécessitent une surveillance très rapprochée car elles génèrent des carences
potentiellement grave (en fer, calcium, etc.). Les interventions les plus
simples, comme l'anneau modulable, peuvent également entraîner des carences s'il
y a une complication technique causant des vomissements
importants.
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L'obésité prédominant sur les hanches est moins grave que
l'obésité prédominant sur le tronc.
Bien qu'elle soit
souvent jugée la plus inesthétique, l'obésité du bas du corps (dite gynoïde
parce qu'elle concerne plus souvent les femmes) est moins grave que l'obésité
"masculine" (androïde), celle du ventre, qui entraîne des complications
médicales sur le long terme.
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Un repas normal fait consommer des
calories.
La digestion entraîne une dépense énergétique
non négligeable, mais certes faible par rapport au métabolisme basal et aux
dépenses engendrées par les efforts physiques.
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Les deux-tiers de la dépense énergétique quotidienne ne
dépendent d'aucune activité physique.
Il s'agit du
métabolisme dit basal, qui assure la stricte survie de
l'organisme.
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Les diurétiques et les hormone thyroïdiennes sont des
médicaments de l'obésité.
Les diurétiques ne soulagent
que la surcharge hydrique et les hormones thyroïdiennes qu'un déficit lié à un
dysfonctionnement de la glande thyroïde. Bien que ces médicaments aient été
largement utilisés dans l'obésité, ils n'apportent aucun résultat et sont même
dangereux dans cette indication.
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Les anti-diabétiques sont des médicaments de l'obésité.
Ces médicaments agissent sur le diabète qui est des
complications de l'obésité, mais ne traitent pas l'obésité proprement
dite.
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Le ballon intra-gastrique est un traitement validé de
l'obésité.
Bien qu'une nouvelle génération de ballon
apporte une sécurité supérieure et une meilleure efficacité que les modèles
testés et abandonnés dans les années 80, il n'y a pas encore de preuves pour une
efficacité certaine de ce type de traitement dans l'obésité.
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