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Consommation de sucres chez les opérés de gastroplastie

Les nombreuses opérations de chirurgie bariatriques ne se comprennent que dans un environnement d'aide à l'alimentation, de conseils diététiques préalables et surtout tout au long du parcours post-opératoire.

C'est une condition du succès thérapeutique, malheureusement pas toujours remplie car nombreuses sont les erreurs diététiques que l'on continue à commettre. La plus fréquente est la consommation ou le grignotage d'aliments sucrés. Certaines opérations sont accusées de favoriser ce type de comportement davantage que d'autres. Premières accusées, les interventions restrictives comme l'agrafage de Mason et surtout actuellement l'anneau modulable gastrique, qui non seulement n'empêchent pas cette consommation, mais la favoriseraient à moyen terme.


Il faut distinguer deux problèmes :

1. Celui de la sélection des patients en vue de la chirurgie: ceux dont les tests pré-opératoires (questionnaires alimentaires) indiquent qu'ils sont préférentiellement consommateurs de sucrés (sweets-eaters) doivent-ils et peuvent-ils bénéficier de la même opération que les autres?

2. Celui du comportement des patients opérés secondairement: du fait de la restriction alimentaire et de l'incapacité à ingérer des aliments comme la viande rouge, certains se tournent vers les sucrés liquides (sodas) ou semi-liquides (crèmes glacées, chocolats, etc.) et constatent une reprise pondérale. La modulation que permet le Lap-band doit permettre de corriger cet effet pervers: en effet il ne faut pas alors reserrer l'anneau car cela ne fait qu'aggraver le problème, mais au contraire le déserrer pour donner au patient le laps de temps pour restaurer une alimentation plus solide, avec une aide diététique; dans le même temps, on mettra "au repos" le dispositif et l'oesophage, souvent trop sollicité dans ce cas.

Sur le plan de la technique chirurgicale, le débat est vif, comme en témoigne une récente passe d'armes entre deux équipes chirurgicales réputées. Des chirurgiens australiens* soutiennent que la pose d'un anneau modulable est parfaitement adaptée aux consommateurs de sucrés et offre de bons résultats à terme car les mécanismes régulateurs jouent à plein, les patients adoptant un comportement différent sur le long terme. Les chirurgiens américains ** jugent cette appréciation trop optimiste et campent sur une position "classique" qui réfute ce choix. Pour eux, le bypass gastro-jéjunal doit être choisi préférentiellement bien que plus agressif, car il contre spécifiquement la consommation excessive de sucres, les patients leur devenant même intolérants (c'est ce que l'on appelle "l'effet dumping"). Le débat n'est pas près d'être clos, et comme souvent on met aussi en avant la différence entre les comportements alimentaires selon les pays. L'opinion de ce site penche en faveur de la position australienne...
appuyée sur les bons résultats du lap-band, et sur le fait que la sélection des patients en fonction de leur comportement alimentaire n'est pas une chose facile!

* SM Dixon, JB Dixon, PE O'Brien. Sweet eating is not a predictor of outcome after Lap-band placement. Can we finally bury the myth? Obesity Surgery 2002; 12: 789-94.c
** HJ Sugerman et col. A randomized prospective trial of gastric bypass versus vertical banded gastroplasty for morbid obesity and their effects on sweets versus non-sweets eaters. Ann Surg 1987; 205: 613-24.

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