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LE BYPASS BILIO-PANCREATIQUE (BPD) ET LE DUODENAL SWITCH ( DS) : 2ème PARTIE Abordons à présent les modalités techniques de ces interventions. Elles ont été conçus pour la lapararotomie, mais comme les autres opérations bariatriques, elles sont aujourd'hui régulièrement réalisables par l'abord coelioscopique.
Le principe général fait appel à
deux temps opératoires. Le premier temps consiste à créer un certain degré de
restriction gastrique au moyen d'une résection (c'est-à-dire une gastrectomie),
qui peut être soit 'classique', horizontale, enlevant à peu près la moitié de
l'estomac, soit verticale, en manchette, et il s'agit alors de la fameuse
'sleeve gastrectomie ' à laquelle nous avons consacré une précédente newsletter.
Cette dernière option offre l'avantage important de conserver le pylore, donc
une meilleure vidange gastrique à long terme et une meilleure tolérance
fonctionnelle. En outre, nous avons vu qu'elle était à présent souvent réalisée
lors d'une première opération 'préparatoire' chez un patient fragile ou bien en
échec d'une autre technique (anneau).
Le second temps opératoire
consiste donc à pratiquer le court-circuit à proprement parler, en amenant
directement l'intestin grêle sur l'estomac (au moyen d'une suture ou anastomose)
est surtout en dérivant les sécrétions biliaires et pancréatiques du flux
alimentaire principal, pour ne le rejoindre qu'après une grande distance (de
plus de 2m) si bien que la partie d'intestin où les aliments sont réellement au
contact de ces sécrétions (ce que l'on appelle 'anse commune') est très courte
(moins de 1 m). L'anastomose porte sur l'estomac (court circuit classique) ou
bien sur le duodenum qui a été conservé (c'est donc le 'duodenal switch': voir
schéma). Il existe bien sûr des variantes décrites en terme de longueurs des
anses intestinales. Mais une autre variante vient compliquer le sujet. En effet
le bypass gastro-jéjunal, qui nous l'avons vu, répond à une autre anatomie (cf
chapître spécial), est jugé insuffisant par certains chirurgiens, lesquels
réalisent alors un 'bypass sur anse longue', où il n'y a pas à proprement parler
court-circuit bilio-pancréatique, mais l'effet est cependant proche car l'anse
'alimentaire' est très rallongée au delà des 1m50 habituels...
Tout converge donc pour
proposer à une certaine catégorie de patients (les plus obèses) des opérations
radicales, aux conséquences sévères en terme de carences potentielles du fait de
la malabsortion alimentaire voulue s'il y a un défaut de surveillance, mais à
l'efficacité à long terme impressionnante!
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