Le bypass gastrique (2): Quel est le déroulement pratique de l’intervention Les examens pré-opératoires : Pour une part d’entre eux, ils sont à l’appréciation du médecin anesthésiste qui vous aura examiné lors d’une consultation préalable : un examen de la fonction cardiaque et de la fonction respiratoire, ainsi que des veines des membres inférieurs (doppler) ; une prise de sang pour les examens biologiques usuels ; une échographie de l’abdomen, pour vérifier en particulier le foie et la vésicule (si celle-ci contient des calculs, elle peut être enlevée dans le même temps opératoire); une endoscopie de l’estomac; un entretien avec l'équipe nutritionniste qui étudiera avec vous l’alimentation quotidienne. L’intervention elle-même dure environ 2 heures. Elle est toujours réalisée sous anesthésie générale. Les douleurs post-opératoires sont calmées par des antalgiques puissants délivrés en continu par une pompe programmable. Le premier lever a lieu le soir même de l’intervention. L’alimentation, liquide et progressive, est débutée dès le lendemain matin. L’hospitalisation est de 4 à 7 jours après l’intervention. Un examen doppler et une radiographie de contrôle de l’estomac, sont pratiqués avant le départ. L’intervention peut être souvent pratiquée sous coelioscopie, avec donc des suites opératoires plus légères : pas de cicatrice majeure (donc peu de risque d’hématome, d’abcès, d’éventration ultérieure), une récupération physique plus rapide, des douleurs atténuées. La coelioscopie est une voie d’abord devenue référence pour de nombreuses interventions : ablation de l’appendice, de la vésicule… et autres gastroplasties comme celle avec anneau modulable! Elle consiste pour le chirurgien à opérer sous le contrôle d’un écran vidéo relié à une caméra. Un régime diététique type vous est proposé, qui exclut les grosses bouchées. Il est toutefois utile de prendre d’emblée de bonnes habitudes: fractionner les prises alimentaires en 4 ou 5 petits repas, ne pas boire d’eau pendant les repas, mixer ou mouliner le jambon, la viande ou le poisson de façon à obtenir une consistance semi-liquide ou « tendre ». Les suites opératoires et les risques : Hormis les contraintes diététiques, l’opéré mène une vie professionnelle, familiale et même sportive normale. Le confort alimentaire est bien meilleur avec cette opération qu’avec les opérations restrictives comme l’anneau modulable, c’est un avantage important car il n’y a que très peu de vomissements ou brûlures gastriques et de l’œsophage. Les risques doivent être soigneusement pris en compte : en effet ils sont plus élevés immédiatement après l’opération que ceux de l’anneau modulable, car il s’agit d’une opération plus difficile techniquement : phlébite, embolie pulmonaire, hémorragie interne, hématome et abcès. Il y a plusieurs sutures digestives, donc spécifiquement un risque de fistule (lâchage partiel de la suture) de l’ordre de 2 à 3%, et d’hémorragie (2%). Le risque de décès est de l’ordre de 2 à 5 pour 1000 (contre 1 pour 1000 pour l’anneau).
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